Dix fondamentaux en psychologie (selon moi!)

Je n’exerce pas un métier de conseil. Il est basé sur l’échange, la discussion et la non-directivité. Je n’impose rien lors des consultations mais accompagne la réflexion. Ce blog me donne néanmoins la possibilité d’adopter un positionnement plus personnel. Voici dix points fondamentaux en psychologie qui n’engagent que moi, issus de mes observations et connaissances empiriques mais sous-tendus par des théories et études scientifiques. Ils sont suffisamment vastes pour que chacun puisse (ou non !) les reprendre à son compte et y réfléchir.

Les bienfaits de la pensée à long terme :

Bien qu’il soit bon d’apprécier le moment présent, ce dernier ne donne pas toujours d’indications fiables lorsqu’il s’agit de prendre une décision. En effet, nos émotions peuvent être trompeuses. Les décisions importantes nécessitent selon moi une temporisation permettant une prise de recul et une analyse aussi objective que possible. A l’inverse, les impulsions sont émotionnelles et donc peu raisonnées. Les émotions nous renseignent mais elles ne perdurent pas. Une étude belge datant de 2014 a démontré qu’elles ne dépassaient jamais 48 heures. Le psychisme a parfois besoin de temps pour accepter un fait nouveau, générateur d’émotions. Il faut lui laisser le temps d’accomplir son « travail » avant de décider et d’agir.

La pensée positive :

Notre vie émotionnelle et donc notre bien être sont conditionnés par la manière dont on perçoit et analyse les choses. Il ne s’agit aucunement d’avoir une pensée naïve ou biaisée mais de tirer consciemment du positif de chaque expérience (même et surtout si celle-ci est ressentie comme essentiellement négative !). Que ce soit en termes d’apprentissages, de leçons sur soi et sur les autres, de motifs de fierté après coup mais aussi d’anticipation positive, cette manière de fonctionner met dans de bonnes dispositions pour évoluer. Elle donne aussi du sens à notre vécu, permet de relativiser et est génératrice d’énergie. La pensée négative doit être également prise en compte mais il me semble important de faire la balance avec la pensée positive afin d’éviter tout risque de rumination mentale. A la longue, la pensée positive est un vecteur de confiance en soi et de bienveillance envers soi-même.

La mise en action :

L’évolution personnelle est étroitement liée à l’expérience donc à la mise en action. Beaucoup de personnes n’osent pas ou ne s’autorisent pas à agir, se privant ainsi des apprentissages et des bienfaits de l’action. La psychologie n’est pas uniquement centrée sur un travail interne. Bien sûr, l’introspection, l’analyse et la réflexion sont des fondamentaux mais c’est en interagissant avec son environnement que l’on évolue. La stagnation est l’une des pires sensations qu’un être humain puisse éprouver. Ceci-dit, les « défis » que l’on se lance doivent être mesurés et sont propres à chacun. La mise en action peut concerner différents domaines (personnel, professionnel, social, sportif) : un changement à apporter, une décision à prendre, un défi à relever… Dernier point : l’échec est parfois plus redouté que réellement difficile à vivre. Préférez-vous ne pas tenter du tout ou oser et ne pas réussir ? L’un des deux nourrira certainement des regrets, pas l’autre…

L’activité physique :

Les bienfaits de l’activité physique sur la santé mentale ne sont plus à démontrer. De nombreuses études ont mise en évidence son impact positif pour l’esprit. Elle prévient également certaines psychopathologies en agissant sur les systèmes cérébraux, nerveux et endocriniens (sécrétion d’endorphine, dopamine et sérotonine). Par ailleurs, elle améliore la qualité du sommeil, certaines fonctions cognitives (résolution de problèmes, mémorisation et attention) et l’image de soi. Une étude canadienne a même démontré qu’une activité physique modérée améliorait significativement l’humeur en seulement cinq minutes ! Elle permet une optimisation de l’énergie et renforce le sentiment d’efficacité personnelle. Enfin, elle lutte efficacement contre le stress. Ce moyen naturel d’accéder au bien être fait réellement consensus.    

Prendre du temps pour soi :

Nous sommes des êtres sociaux mais nous avons tout autant besoin de calme et de tranquillité à certains moments de notre existence. Le « temps pour soi » est un temps où l’on appuie sur pause. Il permet la réflexion, la détente, le plaisir en étant productif… ou pas ! L’idée est avant tout de répondre à ses besoins du moment, de s’écouter, de déconnecter et de profiter d’une petite parenthèse salutaire dans le tourbillon de la vie. Ce temps peut être dédié à une activité plaisante qui renforce notre confiance en nous et notre sentiment d’efficacité personnelle. Ce moment « en dehors » permet aussi de prendre un recul difficile à percevoir lorsque l’on vit dans un rythme effréné.

S’affirmer :

L’affirmation est la capacité à agir au mieux de son intérêt, à défendre ses droits et son point de vue de manière directe et sincère sans porter atteinte à autrui. Ce comportement n’est pas évident à mettre en place mais il peut faire l’objet de progrès par l’expérimentation et la répétition. Il comporte de nombreux avantages. Il permet d’exprimer avec efficacité ce que l’on souhaite mais aussi ce que l’on ressent évitant ainsi la frustration découlant du silence. Il s’agit d’avoir du respect pour soi et ses opinions, d’agir avec congruence et au final de trouver des solutions ou des compromis.

La gestion émotionnelle :

Les émotions constituent de véritables alliées dans notre vie psychique. Elles nous alertent et nous renseignent. Cependant, il est important d’opérer une « gestion » de nos sentiments afin de ne pas trop les subir. Cela nécessite de les reconnaître, de les analyser et de les traiter en n’étant ni trop près ni trop loin d’elles. Cette juste distance n’est pas évidente à trouver. Daniel Goleman, qui fait référence en matière d’intelligence émotionnelle, a mis en évidence cinq axes principaux : la maitrise de soi, la compréhension des émotions, la conscience de soi, la gestion relationnelle et enfin la conscience sociale.

La connaissance de soi :

Tous les points mentionnés précédemment possèdent un point commun : ils sont plus fluides et plus naturels dans le cas où la personne possède une bonne connaissance d’elle-même. De plus, ils ont tendance, par leur mise en œuvre, à affiner celle-ci. La connaissance de ses ressources, de ses faiblesses, de ses traits de caractère, de ses fragilités, de ses croyances, de ses valeurs, de ses besoins… est un atout psychologique indéniable. Elle favorise la confiance en soi, l’affirmation, la prise de décision, la fixation d’objectifs pertinents, la maitrise de soi et la résolution de problèmes.

La compréhension plutôt que le jugement :

Juger autrui est un acte rapide, facile et superficiel. Le jugement encourage les préjugés et nous prive d’une partie de la vérité par son caractère implacable. Car notre vérité n’est pas forcément celle d’autrui. C’est par cet effort d’empathie que nos échanges sociaux seront favorisés : coopération, compromis mais aussi partage et bienveillance. L’empathie apporte de la nuance et de la flexibilité à notre analyse et donc notre vécu. C’est un authentique facteur de bien être car elle est créatrice d’un environnement riche où règne compréhension mutuelle et soutien.   

La pensée analytique :

Comme expliqué dans l’article sur les biais cognitifs, la majeure partie de nos réflexions est gouvernée par une volonté d’économie de temps et d’énergie. Notre cerveau a tellement à faire que la plupart de nos pensées sont rapides, superficielles et simplistes. Cela va engendrer des erreurs d’interprétation ainsi que des croyances et des préjugés. Il est important de prendre du recul sur ces pensées simplistes ou intuitives en basculant lorsque c’est nécessaire vers une pensée analytique, plus fiable. Tout n’a pas de sens, méfions-nous des signes, des intuitions, des superstitions lorsqu’une décision importante est en jeu.  

Publié par anaiscote

Passionnée de psychologie et installée en cabinet libéral depuis 2013 à Chalon-sur-Saône ainsi qu'à Bourg-en-Bresse, je souhaite partager mon grand intérêt pour ce domaine et faire connaître mon activité en proposant des articles courts et accessibles à tous. COTE Anaïs 3 rue des Lancharres 71100 CHALON-SUR-SAONE 1 Boulevard Paul Bert 01000 BOURG-EN-BRESSE 07-81-62-05-05

Un avis sur « Dix fondamentaux en psychologie (selon moi!) »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :